Vous expliquer Reviens vite 2/

 
J’ai beaucoup de tendresse pour Marc, un personnage qui m’est apparu comme une évidence.
On pense que c’est le genre de personne qui mène sa barque où il le souhaite, mais au fil des pages on se rend compte qu’en fait sa vie ne lui appartient plus.
Il est prisonnier, il se sent piégé par les obligations professionnelles et familiales, alors qu’il a tout pour être heureux. Avez-vous déjà ressenti cela ? Cette sensation d’étouffer, de ne plus savoir ce qui va ou ne va pas dans votre vie ?
Marc en est là. Il a grandi pour correspondre à l’image de son père, notable de la ville, il a mûri et a travaillé pour être à la hauteur de cette image, il a épousé sa chérie du lycée – c’est « Marc et Constance » depuis longtemps, jamais Marc ne va sans Constance -, il a deux enfants plein de vie, une belle maison, une situation professionnelle que tout le monde lui envie. Et pourtant, il ne respire plus. Il est en apnée dans sa vie.
 
Il ne reconnaît plus sa femme, qui n’est plus celle qu’il a épousé. On ne lui avait pas dit qu’avoir des enfants c’était autant d’angoisse et de pression, le travail le prend à la gorge, la vie quotidienne dans son beau quartier résidentiel le plombe. Il ne sait pas s’il en a trop ou pas assez de cette vie. Il aimerait que tout s’arrête un peu, qu’il puisse s’échapper, se retrouver, retrouver les rêves qu’il avait (il voulait sculpter le fer, voyager en roulotte, chercher l’île au trésor, rencontrer le Conte de Monte-Cristo)
Il aimerait qu’on lui donne les moyens de respirer.
 
Et puis un soir il rencontre Sybille, telle une petite fée échappée d’un conte irlandais et comme ça, avec Sybille il va se remettre à respirer.
A respirer parce qu’elle a quelque chose d’éphémère.
 
Marc a de moi, cette grande partie qui lui manque, celle des rêves envolés, ceux qui se sont échappés et que l’on ne peut plus rattraper et qui nous laisse avec un bout de nous en moins.
 
« Cette vie m’a tout volé, le quotidien m’a tout volé, je ne sais plus ce que je voulais quand j’étais gosse, ce qui m’animait… J’ai perdu de vue tout ça, et c’est pour ça que je me retrouve comme un con à 38 ans, à chercher un sens à ma vie. Il ne faudrait jamais laisser disparaître nos rêves de nos pensées. Je suis sûr qu’ils sont un peu comme un guide dans la vie, et là, moi, sans aucun souvenir de mes rêves, je suis complètement paumé. Le paradoxe amer, c’est que j’ai pourtant réussi ma vie. »
 
Pour découvrir Reviens vite, c’est par ici :
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