🌺ÉCRITURE BONHEUR🌺

Bonjour chers abonnés et amis,

Comment allez-vous en ces temps de grisaille et de pluie? J’espère que vous restez au chaud et au sec, sous un plaid, avec un bon livre. De mon côté, je suis au chaud et au sec, pas vraiment sous un plaid, mais plutôt emmitouflée dans ma veste la plus chaude, et j’écris. J’écris en écoutant la pluie battre contre mes fenêtres et le vent hurler dans les arbres qui ploient. Pour un peu, je me croirais dans les Hauts de Hurlevents, un de mes livres favoris…

Ah la la, quel bonheur d’écrire. Il faut vraiment que je vous en parle aujourd’hui.

Lundi dernier j’ai donc commencé l’écriture de mon nouveau roman et je n’avais pas ressenti ce bonheur d’écrire depuis longtemps, en réalité depuis l’écriture des Chroniques d’une princesse machiavélique. Vous imaginez? J’ai terminé l’écriture du tome 4 en décembre 2015… et depuis j’ai écrit Poussières de toi, Reviens vite et Moments de Grace. Que s’est-il passé entre temps pour perdre ce bonheur de vue?

Lorsque j’écrivais Les Chroniques, je travaillais encore dans mon agence immobilière. J’écrivais le soir, après le travail, pendant la sieste des petits le weekend. C’était une écriture plaisir, vraiment un moment de déconnexion totale avec la réalité, ce n’était pas un travail. J’avais déjà mon travail à l’agence… j’ai quand même écrit avec ce petit rythme plus de 100 000 mots sur le tome 4 en 8 semaines. Et cela sans douleur. (Info à retenir: 100000 mots en 8 semaines, en écrivant que le soir SANS douleur)

Et puis, j’ai quitté mon travail, et je suis devenue auteur indépendant. Cela devenait mon travail, ce n’était plus un loisir. Je suis devenue plus professionnelle, et j’ai du coup reportée la pression que je me mettais à l’agence, sur mes écrits et mes publications.

Concernant Poussières de toi, je ne vais pas revenir sur la difficulté de l’écriture. C’était plonger dans des douleurs auxquelles je n’avais pas envie de faire face mais je n’avais pas le choix. Je voulais écrire un livre vrai, authentique, sur le deuil périnatal, et je me devais de tout donner, de lâcher toutes les émotions contenues en moi depuis des années. Cela a été cathartique, mais l’écriture a été rude. Très rude. A tel point que j’ai eu besoin d’un coach pour me motiver chaque semaine afin de ne pas laisser tomber ce projet. Merci Anaël!

Je n’ai pas pris de plaisir sur l’écriture de ce roman, et on peut le comprendre.

Le roman qui a suivi, Reviens vite, parlons-en un peu… je pense qu’il s’agit de mon roman préféré au niveau de mon style d’écriture. J’ai aimé les passages avec Jean le pianiste et Sybille l’artiste, c’était une écriture poétique, j’ai réellement lâché ma plume sur ce récit. La difficulté a été de l’écrire pendant le National Novel writing Month au mois de novembre dernier. C’était mon premier challenge et je me suis mis une pression de dingue. 50 000 mots en un mois je ne savais pas si j’en étais capable (En fait si, 100000 mots en 8 semaines pour le tome 4 des chroniques, mais ça je n’avais pas fait le rapprochement à l’époque).

Je déteste l’échec, donc quand je me suis lancée dedans, il fallait que je valide le challenge. J’ai écrit les 50 000 mots en 23 jours, mais j’ai fini épuisée par le stress et sincèrement ce n’était pas agréable.

Pour Moments de Grace, rebelote. Je l’ai écrit pendant Camp Nanowrimo du mois d’avril, 50000 mots en 19 jours, avec une pression de fou parce que j’avais mes fils avec moi pendant les vacances du mois d’avril et que je savais que je ne pourrais pas écrire un mot avec eux dans les parages. Même si j’ai adoré mes personnages et l’histoire que j’ai raconté, je n’ai pas apprécié l’écriture. Il fallait faire vite et avancer.

Pour ces trois derniers romans, j’ai appliqué les conseils d’écriture de mon coach. Quand il est temps d’écrire, il ne faut pas relire ce qui a été écrit précédemment. En effet, le temps de relire, on perd du temps sur le temps d’écriture pure, et ensuite on écrit peu, ou en tout cas moins que ce que l’on aurait pu faire. J’écrivais donc sans relire ce que j’avais écrit la veille. C’était à l’opposé de ce que j’avais fait pour les Chroniques d’une princesse machiavélique. En effet, pour ma princesse, je relisais toujours le dernier chapitre écrit, et j’en profitais au passage pour améliorer, faire des corrections, réécrire, retravailler telle ou telle phrase. Cela me prenait beaucoup de temps avant de me mettre à écrire, mais cela me permettait aussi de m’immerger dans le livre en douceur avant de commencer l’écriture du chapitre suivant. En faisant ainsi, ce qui a été formidable, c’est qu’à la fin de l’écriture du tome 4, je n’avais aucune phase de réécriture à faire. J’ai relu bien sûr plusieurs fois le livre, mais tous mes chapitres s’enchaînaient comme je le souhaitais, je n’avais rien à rajouter à l’histoire, il ne manquait plus que la correction orthographique. Le livre que j’ai terminé d’écrire en décembre 2015, est celui qui a été publié en février 2018.

La grande différence est la : mes trois derniers romans je les ai énormément retravaillés et réécrits pour qu’ils deviennent la version finale que j’avais en tête.

Parce qu’en réalité, ne pas relire et réécrire après chaque chapitre ne m’a pas permis de prendre du recul et rediriger l’histoire où je le souhaitais au fur et à mesure. Les versions finales de Poussières de toi, Reviens vite et Moments de Grace ne ressemblent en rien à mon premier jet et les phases de réécriture ont été des moments remplis de doutes et de frustrations. Il est plus facile de rediriger l’histoire, de rajouter des petites touches par-ci ou par-là sur un ou deux chapitres que sur un livre entier.

Concernant ce huitième roman, j’ai abandonné l’idée de l’écrire pendant le challenge du nanowrimo. J’avais envie de retrouver ce bonheur d’écrire tout simplement pour moi. Je voulais en finir avec l’écriture sous pression et à l’aveugle. J’écris deux chapitres par jour, parfois plus, et ça coule tout seul. Et je me rends compte que j’écris autant que si je participais au challenge, mais sans douleur.

J’ai atteint les 10000 mots en une semaine. et j’ai relu régulièrement ce que j’avais écrit. On rentre à peine dans l’histoire, je viens de poser les intrigues et de présenter les lieux et les personnages. Pour l’instant, je l’avoue, ce n’est pas très gai, mes personnages sont abîmés mais je sais que ce qui va leur arriver va leur faire du bien. J’ai tellement hâte d’avancer. Ce livre, je ne sais pas, je l’aime d’une manière particulière… différente des autres. Est-ce parce que justement j’en apprécie l’écriture, ou bien parce que mon personnage principal est inspiré d’un être cher, je n’ai pas la réponse. J’espère juste qu’il vous plaira autant que moi.

Voilà pour les dernières nouvelles livresques,

Je vous souhaite une magnifique semaine,

With love,

Lily 💗

2 commentaires

  1. Bonjour Lily !
    Quelle coïncidence… Ma mère aussi se nomme Lily mais dommage, elle n’écrit pas mais moi son fils aîné néanmoins j’écris pour lui donner du sourire. J’ai lu ton article jusqu’à la fin et j’ai été vraiment ravi de toi… Force et courage à toi et longue vie à ta carrière d’écrivaine…

    Bien à vous,
    Stéphane Kabamba

    Aimé par 1 personne

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